Statistiques

 

     Saviez-vous que...

     - un canadien sur huit vit avec une incapacité physique ou cognitive,
     - notre population vieillit et cette proportion ne cesse d'augmenter.


Statistiques



     Vous trouverez dans cette section quelques statistiques connexes à certains problèmes que peuvent rencontrer les personnes handicapées et leur entourage.

     S’informer permet de mieux comprendre.



Aide avec les Activités Quotidiennes



     Les activités quotidiennes peuvent être rendues très difficiles pour les personnes qui souffrent d’un handicap. Ils ont souvent besoin d’aide pour les aider à accomplir les tâches quotidiennes, même les plus simples dans le cas des personnes dont la gravité de l’incapacité est sévère, voire très sévère. Ces activités quotidiennes sont, par exemple, s’habiller, se laver, préparer les repas, les travaux ménagers courants et les plus gros ; les déplacements autant à l’intérieur de la résidence qu’à l’extérieur pour se rendre à des rendez-vous ou tout simplement pour faire l’épicerie ; la gestion des finances personnelles, la garde des enfants et les soins personnels...

     Sur les 3,4 millions d’adultes ayant des incapacités au Canada, 2,2 millions reçoivent de l’aide ou en ont besoin. Cependant, 765 000 personnes ne voient pas tous leurs besoins comblés, majoritairement les personnes dont le handicap est considéré comme sévère ou très sévère.

     Les personnes handicapées soulignent l’importance de leur famille dans leur vie. L’aide pour les activités quotidiennes provient le plus souvent des membres de leur famille qui vivent avec eux (63 %), de ceux qui ne vivent pas avec eux, de leurs amis ou voisins et à 22 % d’organismes ou d’agences. Plus les personnes handicapées vieillissent et plus l’aide provient de la famille extérieure. Le rôle de la famille prend de plus en plus d’importance à mesure que la gravité des incapacités augmente. 70 % des gens qui souffrent d’un handicap sévère se font aider par leur famille. En 2001, un peu plus de 771 000 personnes handicapées ne recevaient pas l’aide dont ils avaient besoin.

     Au Québec, la moitié de la population adulte vivant avec une incapacité a besoin d’aide pour ses activités quotidiennes. Les besoins non comblés sont particulièrement importants chez les personnes de 15 à 64 ans et surviennent plus souvent au sein des ménages pauvres ou très pauvres.


Crédits d’Impôt



     L’aide accordée aux personnes handicapées est aussi financière. Il existe, par exemple, plusieurs programmes de crédit d’impôt.

     Près de 345 000 adultes handicapés avaient demandé un crédit d’impôt pour personnes handicapées dans leur déclaration de revenu pour l’année 2000, 80 % d’entre eux l’ont reçu. Cependant 2,5 millions d’adultes ayant une incapacité plus ou moins sévère ne réclament pas ce crédit d’impôt parce qu’elles ne pensent pas remplir les conditions pour pouvoir en bénéficier ou par manque d’information puisqu’elles ne savent même pas qu’un tel programme existe.


Appareils Spécialisés



     Pour les personnes handicapées, l’acquisition d’appareils spécialisés permet de faciliter considérablement leur vie. Ces appareils les aident à accomplir des tâches quotidiennes avec plus d’indépendance, ils leur permettent de faire des activités auxquelles elles n’auraient pas eu accès autrement et soulagent souvent un peu leur souffrance. L’équipement médical requis par les personnes handicapées est nombreux et varie selon le type et la sévérité du handicap. Il peut s’agir d’appareils auditifs, respiratoires, de fauteuils roulants ou même de soins de physiothérapie.

     Au Québec, presque 100 000 adultes handicapés ont encore besoin d’appareils spécialisés. Pour ceux-ci, la première raison pour laquelle ils n’ont pas l’équipement médical adéquat est leur prix trop élevé et le fait que bien souvent l’achat d’un tel matériel n’est pas couvert par l’assurance. Il reste encore des gens qui ne savent pas comment ni où obtenir l’équipement qui leur faciliterait la vie.

     Au Québec, 4 % des personnes handicapées (adultes et enfants) utilisent une aide technique telle que des fauteuils roulants et des appareils auditifs. Chez les personnes âgées de 65 ans et plus, une personne sur cinq y a recours. 3 % des handicapés qui ont besoin d’aménagements spéciaux à l’intérieur de leur domicile ne les ont pas.


Difficultés avec les Transports



     À travers le Canada, 4 % des adultes handicapés ne peuvent utiliser le transport en commun, encore plus lorsque le handicap est sévère ou très sévère (11 %). Un quart des gens avec des handicaps relativement lourds éprouve de la difficulté avec le transport en commun.

     Les progrès pour aider les handicapés à conserver une certaine autonomie ont permis d’adapter les automobiles. Seulement 2 % des adultes handicapés n’ont pas accès à ce genre de technologies. Cependant, encore 25 % des adultes qui voyagent en automobile éprouvent des difficultés.

     En ce qui concerne les voyages en avion, en train ou en autobus, une personne sur cinq éprouve de la difficulté.

     Les personnes handicapées âgées, les femmes et les personnes dont le ménage est à faible revenu éprouvent plus particulièrement de difficulté à quitter leur domicile.

     Il y a donc un besoin de services adaptés de transport.


Niveau de Scolarité et Emploi



     Près de la moitié des adultes handicapés du Québec n’ont pas de diplôme d’études secondaires, comparé à seulement 37 % des adultes handicapés à travers le Canada. Par ailleurs, un peu plus de 10 % des handicapés canadiens ont décroché un diplôme universitaire ou ont fréquenté une école de métiers d’où ils ont gradué.

     Au Canada, près de la moitié des adultes handicapés sont sur le marché du travail et 46 % d’entre eux ont un revenu inférieur à 15 000 dollars par an (comparé à 33 % de la population canadienne qui n’est pas handicapée). Au Québec, par contre, 56 % des personnes handicapées sont inactives. De celles qui sont sur le marché du travail, plus de la moitié vivent avec un revenu inférieur à 15 000 dollars par an.

     Selon la Loi (fédérale) sur l’équité en matière d’emploi, les employeurs relevant de la compétence fédérale doivent inclure les femmes, les minorités visibles, les peuples autochtones et les personnes handicapées dans leurs pratiques de recrutement et de promotion et voir à supprimer les obstacles à leur inclusion. Dans la réalité, les travailleurs ayant une incapacité sont sous-représentés dans de nombreux milieux de travail. Les personnes handicapées sur le marché du travail ne représentent que 2 % des travailleurs du secteur privé et 5 % des travailleurs du secteur public relevant de la compétence fédérale. En 1999, les allégations de discrimination au travail fondées sur l’incapacité représentaient plus du tiers des plaintes reçues par la Commission canadienne des droits de la personne.


Logements Collectifs



     Selon la gravité de leur incapacité, les personnes handicapées ne peuvent pas toujours vivre dans leur maison ou alors pas forcément de manière totalement indépendante.

     Au Québec, c’est à Montréal que l’on compte le plus de logements collectifs. Ces logements peuvent prendre la forme des institutions et de leurs hôpitaux connexes, d’hôpitaux généraux, psychiatriques, d’établissements pour handicapés physiques, de centres de soins spéciaux... Les régions de Sherbrooke et Trois-Rivières sont aussi desservies par divers types de logements collectifs comme ceux de Montréal.

     Au Québec, un peu moins de 78 000 handicapés vivent dans des logements collectifs dont 68 % à Montréal.


Les Enfants Handicapés



     Au Canada, 155 000 enfants âgés de 5 à 14 ans vivent avec une forme de limitation d’activité. Un peu moins de la moitié de ces enfants souffrent d’une incapacité sévère à très sévère.

     Un enfant handicapé sur quatre reçoit de l’aide pour accomplir ses activités quotidiennes.

     Les parents de 84 000 enfants reconnaissent que la condition de leur enfant a des répercussions sur la situation de travail de la famille. Dans bien des cas, un ou plusieurs membres de la famille se voit dans l’obligation de diminuer ses heures de travail, de modifier son horaire ou de refuser une promotion. La mère de sept enfants handicapés sur dix se retrouve dans cette situation.

     Bien entendu, plus le handicap de l’enfant est sévère et plus grandes sont les répercussions sur la situation de travail de la famille.

     94 000 des 155 000 enfants handicapés au Canada, soit six enfants sur dix, ont besoin d’une aide spécialisée telle qu’un appareil auditif, une chaise roulante, une prothèse, un amplificateur de signaux vocaux ou un interprète gestuel. Là encore, plus l’enfant est fortement handicapé, plus son besoin d’aide spécialisée est grand et plus la difficulté pour l’obtenir est grande, elle aussi. Environ la moitié d’entre eux n’obtient pas toute l’aide nécessaire. Le coût de ces aides spécialisées est bien souvent un obstacle à leur achat, d’autant plus que dans bien des cas, les parents n’ont pas de programme d’assurance pour couvrir ce coût.

     Dans un tiers des cas, les parents d’enfants handicapés ayant besoin d’une aide spécialisée ont également besoin d’aide. 70 % des parents d’enfants sévèrement ou très sévèrement handicapés ne reçoivent pas toute l’aide dont ils ont besoin et ce pour diverses raisons. Pour sept parents sur dix, le coût est la raison principale, ensuite l’aide de la famille ou des amis ne peut être envisagée, les services et programmes spéciaux ne sont pas disponibles au niveau local, ou bien ils ne savent tout simplement pas où s’adresser pour obtenir cette aide.

     D’un point de vue financier, les familles d’enfants handicapés vivent avec seulement 88 % du revenu des ménages avec des enfants non handicapés. De plus, un quart des ménages vivant avec un enfant handicapé vit avec un revenu de moins de 30 000 dollars par an, ce qui représente 25 % des familles canadiennes vivant avec un enfant handicapé. Au Québec, ce pourcentage est de 10,5 %.


Maladies



     L’action de la Fondation d’Aide aux Handicapés du Québec s’applique à bien des cas différents de paralysie. On peut être paralysé à cause d’une maladie ou à la suite d’un accident.

     Vous aurez ici accès à de l’information générale et non exhaustive sur certaines des différentes formes de handicap qui sont liés à des maladies.

     La dystrophie se caractérise par une dégénérescence progressive des muscles du squelette. Sa progression est lente, mais plus elle avance, plus le malade ressent une grande faiblesse et une diminution de sa masse musculaire. Il n’y a malheureusement pas de rémission pour les malades atteints de dystrophie. Il existe plusieurs formes de cette maladie.

     Dans la forme de Duchenne, les symptômes sont souvent décelés avant l’âge de cinq ans et entraînent, entre autres, une déformation de la colonne vertébrale. Avant que le patient n’atteigne la fin de l’adolescence, presque tous ses muscles sont touchés par la maladie. La mort peut survenir à cause d’une insuffisance respiratoire ou d’un essoufflement du cœur. Les études montrent que pratiquement tous les malades sont des garçons.

     La forme facio-scapulo-humérale de la maladie touche aussi bien les personnes du sexe féminin que masculin. Les caractéristiques de la maladie sont une faiblesse puis une dégénérescence de l’épaule et des membres supérieurs des bras. Les premiers symptômes apparaissent en général avec la puberté. La plupart des patients resteront handicapés jusqu’à un âge avancé de leur vie. Une autre forme de la maladie atteint les muscles soit de l’épaule soit de la hanche, voire les deux. Cette forme de la maladie peut apparaître tôt ou tard dans la vie d’une personne et n’occasionne pas de mort prématurée. Cependant au stade final de la maladie, la grande majorité des muscles du corps sont affectés par la maladie.

     Avec la forme musculaire myotonique de la dystrophie, le relâchement des muscles est retardé et il accompagne la faiblesse et la dégénérescence de ces derniers. La cataracte aux deux yeux peut apparaître et les fonctions reproductives peuvent être affectées. L’âge auquel la maladie se déclare et la sévérité des symptômes sont très variables. Cependant il semble que cette forme de la maladie ait tendance à apparaître plus rapidement et de façon plus sévère dans les dernières générations d’une famille affectée par celle-ci. Cette forme de la maladie touche les gens des deux sexes mais les enfants qui hériteraient de la maladie de leur mère plutôt que de leur père seraient plus susceptibles d’en développer une forme sévère.

     La dystrophie musculaire trouve son origine dans une mutation génétique. Il n’existe pas de traitement spécifique. Par contre des traitements plus généraux de physiothérapie sont souvent utilisés. Des tests génétiques sur les mutations pratiqués sur les différents gênes qui causent la dystrophie musculaire fournissent au patient un diagnostique rapide et précis.

     L’arthrite constitue un autre exemple de maladie présentant un handicap, plus ou moins lourd. Cette maladie cause des douleurs, de la raideur et parfois la paralysie des articulations. Elle touche toutes les catégories de la population, aussi bien les hommes que les femmes. La forme la plus répandue de la maladie se répand surtout chez les adultes. Même si toutes les différentes formes d’arthrite ont plus ou moins les mêmes symptômes, la gravité, la durée et les effets de ceux-ci peuvent varier énormément d’une personne à l’autre.

     La plus répandue des formes de l’arthrite est l’ostéo-arthrite, aussi appelée la maladie dégénérative des articulations, qui touche particulièrement les femmes (80% des cas), généralement âgées de 55 ans et plus. La douleur, la raideur et parfois même la formation d’excroissances osseuses en sont les symptômes. Cette forme de la maladie peut affecter n’importe quelle articulation mais on la retrouve surtout au niveau des mains, des pieds, de la colonne vertébrale et en général sur toutes les articulations qui supportent le poids comme les hanches et les genoux. La douleur due à l’ostéo-arthrite est aggravée par des facteurs comme l’obésité, une blessure ou des efforts répétés sur les articulations. Plusieurs scientifiques pensent que l’ostéo-arthrite pourrait être en partie héréditaire.

     Les médecins déterminent leur diagnostique après un long examen médical, tant physique qu’historique du patient. Il n’existe malheureusement aucun remède connu pour bien des formes d’arthrite, le but premier étant alors de réduire la douleur et l’inflammation aux articulations et d’en améliorer la mobilité. Le traitement recommandé est souvent un équilibre entre des périodes d’exercice et de repos ainsi que la prise de médicaments anti-inflammatoire et anti-douleur. Afin de minimiser l’impact de la maladie, il est important de faire de l’exercice régulièrement pour maintenir la force dans les muscles et la mobilité des articulations, la natation est une des meilleures formes d’exercice. Il est recommandé de faire des étirements et de prendre des douches chaudes avant l’exercice puis d’appliquer de la glace sur les muscles et les articulations après l’effort afin de minimiser un éventuel inconfort. Dans le cas de patients dont la maladie est plus avancée, l’utilisation d’une canne, d’une marchette déambulatoire et éventuellement d’un fauteuil roulant peut être recommandée.